
Pour s’enrichir ou gagner l’Europe, tous les moyens sont bons.
Pensez toujours qu'un bezness est fin psychologue : il apprend à se comporter avec les européennes, en fonction du pays.
Excellent comédien, il sait jouer des larmes, des regards langoureux, des mots doux, déclarations fiévreuses, poésies, mais est également expert en crises de jalousie et harcèlement.
Vous venez de rencontrer un jeune homme, quelques conseils utiles :
Attention :
Certains d’entre vous vont sourire en se demandant comment est-il possible de se faire escroquer et de donner aussi facilement. Une chose essentielle est à retenir : le Bezness choisit ses victimes.
Toutes ont un point commun : elles sont souriantes, ouvertes et sympathiques, donc faciles d’accès.
Mais, me direz-vous, toutes les personnes décrites ci-dessus ne se font pas « beznesser » ?
Non, pas toutes, en effet.
Les plus vulnérables sont celles qui arrivent en Tunisie souvent épuisées, fragilisées par un veuvage, le décès d’un proche, un divorce, une rupture.
Ce sont celles qui ont perdu espoir et/ou sont déprimées.
Les roucoulements de ces beaux parleurs, les promesses d’une vie meilleure, les « je t’aime » assenés à longueur de journée, font alors fléchir les plus fragiles.
Ceci combiné avec l’ambiance vacances, le soleil et la mer, tout est alors en place pour que, à peine le pied posé sur le sol Européen, la victime ne rêve que d’une chose : y retourner.
C’est alors le début d’un curieux manège : succession d’appels téléphoniques/bips, déclarations d’amour fougueuses, longs silences pour cause de « panne de réseau », « bouderie », etc…
Le phénomène de dépendance tant espéré par le bezness est enfin installé, la victime est prête à être plumée.
